lesemeur

chanson

La ti fille qui kouri

Eh, ou konné sa fille-là ?
Chaque matin, avant le soleil… elle déjà parti.

Ti fille-là, elle lève avant l’aube,
Pieds nus sur la terre rouge et chaude,
Elle kouri dans les champs de canne,
Elle kouri, rien ne la condamne.

La pluie tropicale sur son visage,
Elle sourit comme en pèlerinage,
Les colibris la regardent passer,
Mais jamais ils peuvent la rattraper.

C’est la ti fille qui kouri, kouri, kouri,
Sous le soleil de nos îles chéries,
Elle porte la mer dans ses talons,
Et le vent des Antilles est sa chanson.
C’est la ti fille qui kouri, toujours loin,
Kouri, kouri, jusqu’au bout du chemin !

Le soir tombe sur la Martinique,
Les tambours gwo ka font de la musique,
Mais elle, elle passe sans s’arrêter,
La danse peut attendre — faut kouri !

Elle kouri pour sentir qu’elle est vivante,
Pour que son âme reste souriante,
Ses pas dessinent sur le bitume chaud,
Un chemin qui monte toujours plus haut.

C’est la ti fille qui kouri, kouri, kouri…

Mwen ka mandé… où tu vas comme ça ?
Ti fille répond avec un grand éclat de rire —
« Nulle part, chéri… et partout à la fois. »

Kouri ti fille, kouri !
Kouri ti fille, kouri !
Sous le bwa bandé et le mapou,
Elle kouri… elle kouri…

Kouri… kouri…
Toujours, toujours,
Jusqu’au bout de nos îles d’amour…

Commentaires

un mot pour lesemeur

Ton message s’affichera une fois validé.